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Les goodyéries, des orchidées indigènes au Québec

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Par Diane Barriault

Lorsqu’on pense «orchidées », on s’imagine des forêts humides tropicales et des fleurs accrochées aux branches des arbres. Et on n’a pas tort, car la majorité des orchidées sont des espèces épiphytes tropicales. Cependant, on ignore généralement qu’au Québec nous avons 50 espèces d’orchidées indigènes parmi lesquelles le très spectaculaire sabot de la vierge (Cypripedium acaule).

Les goodyéries : de belles méconnues

Ces orchidées appartiennent au genre Goodyera nommé en l’honneur de John Goodyer, un botaniste anglais du 17e siècle. Quatre espèces sont présentes au Québec, dont une, la goodyérie pubescente (Goodyera pubescens), figure sur la liste des plantes menacées ou vulnérables. Elles sont plus petites et moins spectaculaires que les cypripèdes et passent souvent inaperçues bien qu’on puisse observer leur feuillage persistant une bonne partie de l’année.

Des plantes à croissance lente

Les goodyéries se rencontrent principalement dans les forêts de conifères. On peut parfois trouver de petites colonies de quelques individus, car les goodyéries se reproduisent végétativement par allongement et ramification de leur rhizome souterrain, en plus de se reproduire par graines. Cependant, peu importe le mode de reproduction, la plante nécessite plusieurs années avant d’atteindre la maturité et pouvoir fleurir.

Des feuilles au ras du sol, des fleurs en hauteur

Les feuilles de ces orchidées, regroupées en une rosette basilaire, sont parcourues d’un réseau de nervures ou de zones blanches ou vert pâle, au motif variable selon les espèces, et dont la ressemblance avec une peau de serpent, a valu à la plante le nom anglais de « rattlesnake plantain ».

Les goodyéries fleurissent de la mi-juillet à la fin août. La floraison est favorisée par une température sèche et chaude en mai de l’année précédente, mais peu d’individus fleurissent. Les fleurs nombreuses, blanches et couvertes de poils, s’attachent en une spirale dense sur une hampe florale forte et bien dressée au-dessus de la rosette de feuilles. Le labelle des fleurs est en forme de poche comme chez les cypripèdes. Les fruits sont des capsules sèches qui contiennent des centaines de graines qui ont besoin d’établir une relation symbiotique avec des champignons mycorrhiziens pour germer et se développer.

Si vous avez la chance de trouver une goodyérie en pleine floraison, observez-la de près, ses petites fleurs sont magnifiques et dégagent une odeur à la fois douce et épicée.

Pour en savoir plus et contempler de magnifiques photos, consultez :

Les orchidées indigènes du Québec/Labrador, par Sylvain Beauséjour aux éditions Native 2008.

Pour comprendre la biologie unique des orchidées, consultez le site internet : http://flore.montagne.pagesperso-orange.fr/orchidees.html#generalites

Moment et lieu des conférences

Le dernier mercredi du mois
à 19h15
à la salle de spectacle
de l'Église Saint-Francois-Xavier
994 rue Principale, Prévost